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Menaces : Étude de cas

Le gobe-mouche noir

L’une des conséquences les plus marquantes du changement climatique est l'avancement des activités printanières : les plantes fleurissent plus vite, les insectes s’activent plus tôt, les oiseaux migrateurs reviennent plus vite… Mais les espèces d’un écosystème ne réagissent pas toutes (ou ne peuvent pas toutes réagir) de la même manière, ce qui remet en question les relations au sein des communautés.

Un exemple connu est celui du le gobe-mouche noir (photo). Normalement, cet oiseau rare couve lorsque la nourriture pour ses petits, la chenille du hêtre, est présente en abondance. Mais, on remarque actuellement que les chenilles sortent de plus en plus tôt. Pour en profiter, l'oiseau doit avancer sa période de couvaison. Étant donné que le gobe-mouche noir est un oiseau migrateur, il doit revenir de ses zones d’hivernage en Afrique au printemps. Les 20 dernières années, l’espèce revient de plus en plus tôt, mais cela ne suffit pas pour profiter du pic de nourriture. La population de gobe-mouches noirs commence par conséquent à baisser fortement en Belgique.

 

 

Photo: Yves Adams

 


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